La Gazette des 9, le journal de Rosheim et du Piémont des Vosges

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Vis ma vie de costumée vénitienne dans les écoles.

Par cet article, j'ai voulu vous faire découvrir le Carnaval Vénitien de Rosheim depuis les coulisses, et plus particulièrement en me glissant dans la peau d'une costumée.
Bien évidemment, je n'ai pas fait mon costume moi-même comme tous les habitués de ce genre de manifestations qui travaillent, parfois durant presque une année, à créer un costume magique et flamboyant. L'ASCRO me l'a fourni, comme à beaucoup d'autres de mes camarades.
Pour nombre d'entre nous, cette expérience est une première et je dois dire que tout cela n'est pas aussi simple que lorsqu'on a le privilège d'être spectateur.
Il faut apprendre, un peu sur le tas, à se maquiller, se mouvoir, marcher et prendre la pose, mais aussi apprendre à respirer sous un masque qui vous colle à la peau et savoir respecter la règle d'or : ne pas parler.

Pour beaucoup de costumés, cette première participation est un honneur.
Certains d'entre eux réalisent un rêve de jeunesse, d'autres veulent vivre une première expérience avant de se lancer dans la tournée des grands carnavals vénitiens de France et, pourquoi pas, dans celui de Venise. D'autres encore veulent participer pour ne pas voir mourir ce grand rendez-vous annuel.

Cet après-midi, une trentaine de costumés, dont je faisais partie, se sont rendus dans les écoles de la ville pour leur premier bain de foule. Une foule de petits enfants aux yeux ébahis, curieux, enthousiastes ou parfois terriblement apeurés. 
Ils ont eu le privilège de découvrir en avant-première les costumes qu'ils reverront durant le week-end avec leur famille.
Je me suis rendu compte qu'il n'est pas toujours facile pour nos chères petites têtes blondes de deviner qu'un être humain se cache derrière le personnage.
Certains enfants s'exclamaient : "Elle a un vrai cou !" ou "je lui ai serré la main, c'est une vraie main !". J'ai également constaté que de communiquer avec le public, quel qu'il soit, sans l'usage de la parole, relevait de la prouesse artistique.
C'est un véritable travail de mime, d'expression corporelle, de poses et de dialogues avec les mains.

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© Laetitia Paz-Pelletier/La Gazette des 9 - Groupe scolaire du Rosenmeer.

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© Laetitia Paz-Pelletier/La Gazette des 9 - Groupe scolaire du Rosenmeer.


Mais finalement...finalement...l'expérience a plu à tout le monde ! L'ambiance entre costumés fut très bonne et conviviale, malgré ces contraintes que je viens d'évoquer. Voir un sourire illuminer le visage d'un enfant apparaît comme une récompense, et l'on en oublie même la fatigue !

 

Demain matin, samedi, certains iront rendre visite aux résidents de l'Hôpital Saint-Jacques de Rosheim avant de déambuler dans les rues l'après-midi. Je vous y attends. Saurez-vous me reconnaître ?


Laetitia Paz-Pelletier.

 

 



04/03/2016
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