La Gazette des 9, le journal de Rosheim et du Piémont des Vosges

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Poupy et le mystère de Pâques. 4ème partie.

Première partie : http://www.la-gazette-des-9.com/poupy-et-le-mystere-de-paques-1ere-partie

Deuxième partie : http://www.la-gazette-des-9.com/poupy-et-le-mystere-de-paques-2-eme-partie

Troisième partie : http://www.la-gazette-des-9.com/poupy-et-le-mystere-de-paques-3-eme-partie

 

 

 

- Je suis désolé Poupy, tu ne t’es pas fait mal ? Tout va bien ? s’inquiéta Balthazar en la voyant.

-  Un petit peu si, mais ça va passer ! dit-elle avant de se précipiter au pied d’un arbre.

Balthazar se rapprocha d’elle pour empêcher les corbeaux de l’atteindre.
Il continuait à lever ses pattes avant pour effrayer les maudits volatiles.
Il réussit à empêcher les corbeaux de s’en prendre à elle, mais combien de temps allait-il pouvoir le faire ?
Soudain, on entendit un bruit sourd résonner dans la plaine.

Alerté par les hennissements de Balthazar, Charles, l’agriculteur, avait pris son fusil et tira une balle à blanc dans le ciel.
Il avait toujours son vieux fusil avec lui pour éloigner les oiseaux de ses champs en semis pour ne pas se faire picorer toutes ses graines.
Les corbeaux, qui s’étaient effrayés un instant, revinrent à l’attaque. Charles, qui avait couru en direction des cris de Balthazar et Poupy, tira deux nouveaux coups en l’air et cette fois, les corbeaux s’en allèrent définitivement. Le vieil homme connaissait Poupy depuis sa naissance. Il venait souvent rendre visite à mémé Lucie.

- Oufff s’exclama-t-il ! Que se passe-t-il ici ? Rien de cassé ?

- Non rien de cassé monsieur Charles, mais j’ai eu un peu peur. Les oiseaux nous ont attaqués !

- Sacré nom d’une pipe ! J’ai vu ça oui, satanés oiseaux de malheur ! Ils ne perdent rien pour attendre !

- Oui, heureusement que tu étais là Charles ! Merci beaucoup ! Sans toi on aurait perdu beaucoup de temps.

- Ah ? Et où cours-tu comme ça Poupy ?

- Ben…c’est que c’est compliqué Charles, j’ai pas trop le temps de te raconter l’histoire, on doit aller chez le Comte de Léonard.

- Le Comte de Léonard ? Il t’invite pour le goûter ?

- Non mais les poules de Pâques serviront de goûter au renard si je ne me dépêche pas ! Je file Charles ! Merci encore, mais je dois vraiment partir maintenant !


- Pas si vite ! Tu en as dit trop ou pas assez Poupy ! C’est quoi cette histoire de renard et de poules de Pâques ?
Poupy n’avait plus d’autre solution. Elle raconta rapidement l’histoire à monsieur Charles qui prit la ferme décision de les accompagner jusqu’au domaine.

- Toi Poupy, tu vas là-bas avec Balthazar. Moi je grimpe sur mon tracteur et je vous rejoins aussi vite que je peux !

- D’accord Charles, répondit Poupy en chevauchant Balthazar, on se rejoint au domaine !

Léonard avait été prévenu de l’arrivée de Poupy. Il avait déplacé les poules de Pâques de l’ancienne remise pour les mettre dans la propriété attenante au domaine.
Le jardinier du Comte résidait là, mais le rusé Léonard avait profité du voyage de ce dernier pour enfermer les poules dans sa cave.

Lorsque Balthazar et Poupy arrivèrent au domaine, l’albatros était déjà sur les lieux, accompagné de ses quatre cousines les cigognes. Ils s’étaient posés près du ruisseau et faisaient mine de n’être au courant de rien pour ne pas éveiller les soupçons.
Poupy demanda à Balthazar de s’arrêter et de la laisser descendre de son dos pour qu’elle puisse pénétrer à l’intérieur du domaine sans attirer l’attention de Léonard et de Giros.

Il lui fallait maintenant trouver l’endroit où le renard cachait les poules. Elle n’avait pas remarqué que Giros avait quitté le sommet de la tourelle pour se cacher dans l’ancienne remise.
Pour attirer son attention, il se mit à imiter le caquètement des poules.

- Ouf ! se dit Poupy, je crois que j’ai trouvé où sont retenues les poules !

Elle se dirigea à petits pas vers la remise dont la porte était entrouverte et se glissa doucement à l’intérieur.
Il faisait très noir et la pauvre petite n’avait pas remarqué que le rusé renard avait déjà reniflé sa présence.
Pensant avoir affaire aux poules, elle leur dit :

- Chuuut les amies, c’est moi Poupy, je suis venue vous délivrer. Ne faites pas de bruit, je vais vous faire sortir de là très vite !

Un long caquètement lui répondit d’une botte de foin. Rassurée, elle s’enfonça dans le noir de la remise sans savoir que Léonard refermait la porte derrière elle du bout de son museau. Avec sa patte, il fit coulisser le clapet extérieur et Poupy se retrouva prisonnière.
On entendit la voix du renard gronder :

- Vas-y Giros, c’est à toi de jouer !

Au même instant, le coq sortit de sa cachette et se jeta sur Poupy pour tenter de l’immobiliser.
Sans avoir eu le temps de pouvoir réagir, elle se retrouva au sol en quelques secondes.
Lorsqu’elle comprit ce qui venait de lui arriver, elle poussa de grands hurlements :

- Au secours ! Balthazar ! Je suis dans la remise, je suis prise au piège ! Viens me délivrer !
Et toi Giros viens ici ! Espèce de vieux coq ! Je vais te plumer et je te jure que tu ne feras plus jamais de mal à personne !

Alerté par les cris de Poupy, Balthazar arriva au galop et avec ses deux pattes avant, défonça la porte de la remise pour la délivrer.
Giros, qui savait qu’il ne pouvait pas faire face aux attaques de coups de sabots de Balthazar, se sauva en courant aussi vite qu’il le put.
Léonard, qui observait la scène caché derrière la petite allée de cyprès, n’avait pas entendu l’albatros arriver derrière lui.
Il lui donna un énorme coup de bec dans le derrière. Le coup fut si fort que Léonard se mit à voler pour terminer sa chute dans la mare. Il tenta tant bien que mal de nager jusqu’à la rive.
Pendant ce temps, Poupy, verte de rage, avait saisi une fourche qui était posée sur le mur de la remise.
Elle se mit à la poursuite de Giros en criant :

- Giros, j’en ai pas fini avec toi ! Tu vas voir ce que tu vas prendre ! On verra si tu fais encore le malin quand tu auras goûté à mes coups de fourche ! Mémé m’a appris à me défendre contre les coqs comme toi ! Attends que je te tombe dessus et tu verras comme je sais me défendre !

 

À suivre...

©Laetitia Paz-Pelletier.



26/03/2016
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