La Gazette des 9, le journal de Rosheim et du Piémont des Vosges

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Poupy et le mystère de Pâques. 3 ème partie.

Première partie :  http://www.la-gazette-des-9.com/poupy-et-le-mystere-de-paques-1ere-partie
D
euxième partie :  http://www.la-gazette-des-9.com/poupy-et-le-mystere-de-paques-2-eme-partie

Pendant ce temps-là, la grande prairie était en effervescence. Hirondelles et mésanges chantaient joyeusement l’arrivée du printemps et tous les petits animaux étaient affairés à accueillir la nouvelle saison avec entrain.
Les taupes creusaient de nouvelles galeries, les écureuils comptaient leur réserve de noisettes et de glands et les abeilles commençaient à sélectionner les premières fleurs à butiner. Seul le terrier du lapin de Pâques restait silencieux.
Il était tellement triste qu’il ne sortait même plus de chez lui pour chercher sa ration de laitue et de carottes quotidienne.

 

Il passait ses journées roulé en boule à se demander comment il pourrait se rendre utile et ce qu’il allait devenir maintenant qu’il n’y aurait plus de chocolats à livrer aux petits enfants.
Personne ne s’en était encore rendu compte dans la prairie, sauf un. C’était Glouton le mouton.
Le lapin de Pâques avait pour habitude de passer par son champ en revenant de la ferme.
Chaque jour, ils échangeaient quelques mots poliment et parlaient de la pluie et du beau temps.
Glouton était un vieux mouton qui n’avait guère de visite. Il s’ennuyait beaucoup et le lapin de Pâques était le seul à prendre un peu de temps pour lui parler.
Mais depuis quelques jours, pas de visite du lapin de Pâques.

Curieux et inquiet, il s’avança vers l’entrée du terrier et bêla aussi fort qu’il le put.

- Bêêêêêeeee ! Monsieur lapin ! Je suis inquiet ! Êtes-vous malade ?

- Fichez-moi la paix ! Je ne veux parler à personne ! Je ne suis pas d’humeur à faire la causette ! répondit une voix qui semblait venir du centre de la terre.

- Bêêêêêeee ! Allons, ne soyez pas borné ! Je peux peut-être vous aider ?

 


- À moins de savoir pondre, je ne vois pas comment...

- Pondre ? Un mouton ? Mais vous perdez la tête mon pauvre ami !

- Alors allez-vous-en ! Vous ne me serez d’aucune aide.

 

Glouton s’en alla comme il était venu, toujours aussi inquiet et toujours aussi curieux de savoir ce qui pouvait tracasser son ami.
En allant méditer au pied du cerisier, il vit au loin une silhouette s’approcher.
C’était Poupy et Balthazar.

- Bêêêêeeee ! C’est toi Poupy ! As-tu une minute à me consacrer ? J’ai vraiment besoin de ton aide, cria-t-il.

- Stop Balthazar ! Glouton m’appelle, je dois aller voir ce qu’il a.

Arrivée auprès de Glouton, elle l’interrogea :

- Bonjour Glouton, tu voulais me dire quelque-chose ? Je te préviens, je n’ai pas beaucoup de temps alors fais vite !

Glouton lui expliqua sa conversation avec le lapin de Pâques. Poupy demanda au mouton de l’emmener à l’entrée du terrier.

- Hohé ! Hohéééééé ! Y’a quelqu’un ? Lapin de Pâques, tu es là ?

- J’ai demandé qu’on me laisse tranquille ! Je ne veux parler à personne !

- Je m’excuse lapin de Pâques, mais j’ai pas beaucoup de temps alors sors ! Avec Balthazar, tu connais Balthazar non ? Ben avec Balthazar on va délivrer les poules !

Le lapin ouvrit les yeux et grimpa en haut de son terrier.

- Personne ne peut aller les délivrer, encore moins une petite fille comme toi. Arrête de dire des bêtises et rentre chez toi, tes parents doivent t’attendre.
Je vais faire une grève de la faim !

- Ah ? Une grève de la faim ? demanda Poupy, moi aussi j’en ai déjà fait une. Pendant deux heures…J’ai pas mangé les tartines de mémé parce que je voulais une glace et qu’elle voulait pas m’en donner.
Et puis je suis plus une petite fille ! Je te signale que maintenant je sais lire et écrire ! Même que j’ai fait apparaître Balthazar dans le mur ! Tu vois ? T’inquiète pas lapin de Pâques ! Je vais aller les délivrer les petites poules, et tu pourras livrer les œufs, fais-moi confiance.

- Si tu le dis, lui répondit le lapin d’un air sceptique.

Une petite mésange, qui avait entendu la conversation entre Poupy et le lapin prit timidement la parole :

- Hum hum, excusez-moi, mais je viens d’entendre votre conversation, peut-être que je pourrais me rendre utile ?

Poupy réfléchit un instant et lui répondit :

- Je crois que oui ! Tu connais Sepp le chien de monsieur Albert ? Va chez lui et dis-lui qu’il faut qu’il m’aide. Dis-lui de courir aussi vite qu’il le peut au domaine de Léonard. On va avoir besoin de lui si ce vilain renard fait des siennes. Fais aussi passer le message aux autres oiseaux et venez nous rejoindre là-bas !

- Tu peux compter sur moi Poupy, c’est comme si c’était fait ! s’exclama la mésange avant de prendre son envol.

- Allez Balthazar, en route ! On a encore du chemin à faire !

- À ton service Poupy, grimpe sur mon dos et accroche-toi bien à ma crinière, ça va secouer.

Balthazar galopait aussi vite que l’éclair. Il leur fallut moins d’un quart d’heure pour arriver près du domaine de Léonard.
Le ciel s’était assombri. On entendait le cri d’un corbeau fendre l’air.
Poupy leva les yeux et demanda à Balthazar de ralentir.

- J’aime pas trop ça Balthazar, j’aime pas trop ça du tout !

Au même instant, d’autres croassements se firent entendre. Les corbeaux envoyés par Giros venaient de retrouver Poupy et Balthazar. Ils se précipitèrent vers eux pour les effrayer et tenter de leur faire rebrousser chemin.
Ils se rassemblèrent en cercle et commencèrent à descendre pour stopper Balthazar dans sa course.
Leurs longs becs noirs frôlaient les deux  amis qui appelaient au secours.
Balthazar tenta de donner des coups de sabots aux corbeaux, mais ils étaient assez habiles pour les esquiver.
L’un d’eux arriva jusqu’à la croupe du cheval et lui donna un coup de griffes. Balthazar se mit à hennir tout en se cabrant et Poupy tomba au sol.



À suivre...

 

 

© Laetitia Paz-Pelletier.



25/03/2016
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