La Gazette des 9, le journal de Rosheim et du Piémont des Vosges

La Gazette des 9, le journal de Rosheim et du Piémont des Vosges

Professionnels et savoir-faire en Alsace


Marché nocturne, entre tradition et innovation.

Même si la météo jouait les capricieuses vendredi soir dernier, le 33 ème marché nocturne des producteurs des Professionnels de Portes de Rosheim aura trouvé son public. D'ailleurs ce n'est pas elle que l'on souhaitait mettre à l'honneur, mais bien la gastronomie et le savoir-faire de tous les professionnels présents.
Parce qu'une fois de plus, restaurateurs, producteurs et viticulteurs ont su offrir le meilleur d'eux-mêmes à travers les produits qu'ils proposaient au public.

Un public visiblement prêt à se laisser tenter par les mets traditionnels et typiques de la cuisine alsacienne comme le waedele grillé, l'indétrônable tarte flambée, ou le jambonneau accompagné de galettes de pommes de terre, mais qui ne résistait pas à s'engager dans un voyage culinaire plus atypique avec un magret de canard au miel et à la citronnelle servi avec des nouilles chinoises ou un poulet cajun et sa purée de patates douces.
D'autres plats étaient proposés aux amateurs de bonne cuisine, sublimés par des vins d'exception, sélectionnés avec soin par les viticulteurs de notre terroir local.

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 ©Laetitia Paz-Pelletier/La Gazette des 9.

Du côté de l'organisation, l'Association des Professionnels des Portes de Rosheim, présidée par Carole Modry-Four, s'est une fois de plus démarquée grâce à son investissement, et au travail entrepris en amont de la manifestation qui accueille chaque année des milliers de personnes.
À Nathalie Friedrich (Boucherie-Charcuterie Muller) et Bernard Schahl (Hôtel-Restaurant La Fischhutte), en charge de l'organisation de ce grand rendez-vous, se sont ajoutés des membres de l'Association et de nombreux bénévoles pour mettre en place les tables et les stands qui reçoivent le public.

L'événement qui se déroule chaque année dans une commune différente a pour but de dynamiser la vie locale mais aussi de tisser des liens entre la population et les professionnels du secteur et, comme l'a rappelé Carole Modry-Four lors de son discours d'inauguration : "de faire connaître nos métiers à la population locale afin de lui permettre de faire des choix, à proximité de son lieu de résidence".
La présidente s'est également dite ravie de la fréquentation observée vendredi soir.

Tout au long de la soirée, la musique La Concorde de Bischoffsheim a animé la place Saint-Rémy au centre du village.
Le prochain rendez-vous est d'ores et déjà fixé pour l'an prochain et c'est Rosenwiller qui accueillera le marché nocturne des producteurs des Portes de Rosheim.


Laetitia Paz-Pelletier.














25/07/2017
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Patrick Fischer Peinture Décor, une entreprise au service de l'art.

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Derrière les devantures d’entreprises se cachent souvent des artisans aux multiples talents et des trésors de savoir-faire.
L’entreprise Patrick Fischer Peinture-décor située à Rosheim, et créée en 1957, compte aujourd’hui 12 salariés.
Un univers entièrement dédié à la peinture mais aussi à l’innovation. Parce qu’ici, la manière d’aborder le travail n’a rien de classique.
On crée, on cultive, on fait des recherches, on restaure, on étudie les différentes techniques et on travaille, dans la mesure du possible, les produits naturels.
Bref, on fait du métier de peintre un tout art.

 


L’entreprise cultive cet art dans le respect de la personne et de l’environnement, dans le respect des techniques traditionnelles alliées aux méthodes modernes.
On y trouve des conseils, des recommandations, et très prochainement des formations tout public y seront dispensées (voir en détail dans un prochain article).


On pourrait qualifier Patrick Fischer de sorte de Merlin l’Enchanteur, un magicien des couleurs. Son laboratoire, installé au sous-sol du bâtiment, accueille toutes sortes de fioles, de petits pots de pigments minéral, animal ou végétal, parfois cultivés dans le jardin situé à l’arrière des murs. On fait dans ce lieu des essais, des mélanges, des tests de tenue et on élabore des recettes.

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Pour proposer des peintures naturelles à sa clientèle, Patrick Fischer s’est penché sur de vieux grimoires, d’anciens ouvrages comme Il Libro del Arte (Le Livre de l’Art) écrit en 1437 par le peintre toscan Cennino Cennini, dont il possède un exemplaire. Mais il a également beaucoup appris sur les techniques et les pigments lors de ses voyages.

Dans ce laboratoire se côtoient la cire d’abeille, la crème fraiche, la colle de peau de lapin, la glaise, ou la sciure de bois qui serviront à l’élaboration de nouvelles peintures, mais aucune baguette magique n’est posée sur le plan de travail, seuls le savoir-faire et la maîtrise des techniques habitent la pièce.

           
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Dans la pièce voisine, on travaille à la restauration du patrimoine. Des statues de vierges et de saints aux habits défraîchis côtoient des anges qui attendent une nouvelle peau. D'anciens tableaux qui affichent l’usure du temps attendent eux aussi une remise en beauté pour pouvoir traverser d’autres siècles et de vieux tabernacles révèlent les secrets de leur fabrication en se déshabillant de leurs couches successives de peinture.

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C’est aussi hors les murs de l’entreprise que Patrick Fischer et son équipe exercent leur art.
Les églises, les chapelles et autres lieux reçoivent l’entreprise certifiée et labellisée (Qualibat et EPV Entreprise Patrimoine Vivant), dans le cadre de la conservation et de la restauration du patrimoine.
L’église Saint-Étienne de Rosheim a récemment bénéficié d’une grande restauration où l’entreprise Fischer a œuvré.
La seigneurie d’Andlau place également une partie de son patrimoine pictural entre les mains expertes de Patrick Fischer.

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En poursuivant la visite dans les ateliers de cette belle entreprise, on découvre également des créations originales faites sur du mobilier en bois, des décors de têtes de lits et des panneaux décoratifs commandés par la clientèle.

Si l’on va de surprises en découvertes dans l’antre de l’artisan, ce qui retient la curiosité, c’est le jardin où la nature se déploie à l’état presque sauvage.
On y cultive toutes sortes de plantes comme le cosmos, la garance, le pastel des teinturiers dont les feuilles ou les racines révéleront des couleurs transformées en poudres pour la création des pigments.
Les ruches d’abeilles qui produisent la cire sont également dans ce grand laboratoire à ciel ouvert où le végétal est roi et où les couleurs se cueillent en bouquets.

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À tous ces domaines viennent bien évidemment s’ajouter la peinture extérieure des bâtiments et la rénovation de façades, l’entretien des colombages, et la pose de sols stratifiés ou de revêtements plastifiés.
L’équipe est également formée à l'application de :

 

  • Stucco Antico
  • Torchi
  • Tadelakt
  • Sgrafito
  • Faux bois et faux marbre
  • Enduits divers
  • Peinture traditionnelle

 

Site internet :   http://www.peinture-fischer.com/

Contact :
Peinture Décor Fischer Sàrl

4 avenue de la Gare
67560 Rosheim

Tél. 03 88 50 77 31

Fax. 03 88 49 22 95
Email. info@peinture-fischer.com



Crédits Photos : ©Laetitia Paz-Pelletier

Article sponsorisé


05/07/2017
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Un bal des saveurs à l'Auberge du Cheval Blanc.

C’est au cœur de la vallée noble, à Westhalten près de Rouffach dans le Haut-Rhin, que la famille Koehler est installée depuis le XVIème siècle.
L’Auberge du Cheval Blanc, ancien relais de poste transformée en auberge accueillait la noblesse à cheval de passage dans la région. Aujourd’hui elle reçoit les amoureux des bonnes tables dans une ambiance chaleureuse et conviviale.



Un lieu, des hôtes.

Après avoir traversé les siècles, c’est en 1964 que la partie restaurant a été aménagée, accompagnée de 5 chambres rustiques pour les voyageurs de passage. Elle a trouvé sa configuration actuelle en 1979.
En 1989, le terrain au fond de la cour a vu l’édification d’un hôtel de 12 chambres confortables. Elles ne sont plus que 11 aujourd’hui, la 12ème ayant été transformée en salle de massage.
En 1995, une véranda chaleureuse, pour patienter avant le repas ou boire un café après, a été construite à l’arrière, entre cuisine et réception.

Depuis 1976, Gilbert Koehler est aux commandes. Maître restaurateur et étoilé au guide Michelin entre 1989 et 2012, il est le premier cuisinier de la famille à être passé par l’école hôtelière avant de se former chez Ricordeau à Loué, une institution au pays de la volaille.
Aux côtés de son épouse, il gère aujourd’hui l’établissement devenu fleuron de la gastronomie au milieu des années 1980.
Depuis quelques années, le nouvel essor de l’Auberge du Cheval Blanc, c’est indéniablement Jérôme, fils de Gilbert, qui le porte avec sa femme Caroline. D’abord cuisinier, il a dû renoncer aux fourneaux à cause de problèmes de dos récurrents. Il a su se reconvertir en salle et au management (il a été gérant du restaurant de la Vallée Noble, à Soulzmatt, entre 2009 et 2013) et, surtout, en sommellerie.

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Gilbert Koehler et son équipe. Tout à droite, son fils Jérôme. © Laetitia Paz-Pelletier


À table.

Côté table, ces quatre mousquetaires de la gastronomie ont fait le choix de s’entourer de producteurs locaux pour sublimer les mets qu’ils proposent à leur clientèle. On y cuisine des produits du terroir en respectant le fil des saisons, entre tradition et innovation.
La cuisine à l’Auberge du Cheval Blanc, c’est du partage. On aime y recevoir et transmettre le goût des bonnes choses.
Les recettes sont cuisinées avec amour et originalité. On fait d’un produit simple une explosion de saveurs, on cultive l’art du bon et les mets dans l’assiette se dessinent en tableaux colorés et appétissants.

Les amateurs de foie gras se laisseront surprendre par la déclinaison proposée. Servi en pot au feu, poêlé ou en tartine gourmande, le foie gras prend toute sa dimension de gourmandise raffinée. Parmi les classiques de la maison, on citera aussi les cuisses de grenouilles poêlées, schum d’ail et persillade, ou le soufflé au Grand Marnier (avec 1cl de cuvée Louis Alexandre en prime).

Sur l’ensemble de la carte, c’est la saison qui prime. En vrac, on peut se régaler de grosses langoustines rôties aux agrumes, d’un homard bleu aux betteraves, en consommé et en bortsch, d’un demi pigeon du Duwehoff de chez Théo Kieffer, servi avec du chou rave et un nem croustillant. Un plateau de fromages affinés par Jacquy Quesnot et une pomme verte déclinée (râpée, en voile, en sorbet et avec un crumble de noix), et on repart heureux.

Pour accompagner ces mets raffinés, l’Auberge du Cheval Blanc possède une cave riche de 500 références et plus de 7 000 bouteilles, dont une belle proportion est constituée de vins issus de l’agriculture biologique et/ou en biodynamie.
La grande force de la maison, c’est l’offre de vin au verre. En utilisant le système Coravin, qui permet de déguster sans ouvrir la bouteille et de la conserver ainsi des semaines, Jérôme offre à ses clients une expérience unique sans les ruiner ni les enivrer.


La touche en plus.

Tous les trimestres, l’Auberge du Cheval Blanc organise des rencontres « Gastronomie et Vignerons » Made in Alsace, où un menu de dégustation accompagné de vins du terroir est proposé.
Lors de ces soirées, on assiste au grand bal de la gastronomie et des saveurs. Les produits issus de petits producteurs locaux nous font voyager entre étonnement et découverte.
On revisite le traditionnel, on sort des sentiers tout tracés de la gastronomie alsacienne et on profite du moment culinaire avec les papilles en éveil.
Les viticulteurs dévoilent leurs vins comme des trésors, issus d’un savoir-faire parfaitement maîtrisé, les présentent avec amour et à chaque gorgée de nectar, on remercie Bacchus de veiller sur ces breuvages divins que les bons terriens savourent.

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici le menu qui était proposé le 23 juin dernier :


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© Laetitia Paz-Pelletier


Producteurs locaux :

François Guidat : La truite du Val d'Orbey
David Kieffer : Les escargots du Florival
Association de chasse de Westhalten : Le brocard
La chèvrerie d'Anne-Sophie Schmitt : Fromage de chèvre
Jean-Paul Kessler : Les fraises.

Les viticulteurs : voir carte ci-dessus.


Ne tardez pas à réserver votre table et laissez-vous emporter sur le sentier des saveurs. C'est avec une immense gentillesse que la famille Koehler vous ouvrira ses portes.


Infos pratiques :

AUBERGE DU CHEVAL BLANC
20 rue de Rouffach,
68250 Westhalten
Tél : 03 89 47 01 16
Site web : http://www.auberge-chevalblc.com/ 

Ouvert du mercredi au dimanche soir. Salle climatisée de 60 couverts.

Menu Au Bonheur du Marché : 28 € (2 entrées au choix, 2 plats au choix, fromage ou dessert - hors boissons) Du mercredi au samedi midi, et le dimanche soir, sauf jours fériés.

Menu Création : 66 € (4 plats) – Formule 2 verres de vins inclus : + 19 € 2 plats au choix : 37 € (le midi du mercredi au samedi, hors jours fériés) 3 plats au choix : 47 €

Menu Inspiration : 89 € (6 plats) – Formule 3 verres de vin inclus : 28 €



Laetitia Paz-Pelletier.




30/06/2017
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